Dimanche 05 Août 2007
06h30 heure locale : Ile de Tahiti Polynésie Française
L'arrivée
Après un périple de près de 20h30 de vol sans compter les heures de transit, plus le transport en voiture de 2h00 pour Frankfort, merci papa…
Bruno et Enrica sont là pour nous accueillir avec tout ce que comporte la tradition polynésienne, réception des voyageurs sous une pluie tropicale, joueurs de ukulélé, colliers de fleurs et couronne en prime pour la dame.
Nous enchaînons directement par une visite du marché de Papeete, traînant des pieds entre les étales, la fatigue se fait déjà sentir depuis un bon moment le décalage horaire nous saisit sans prévenir 12 heures de décalages tout de même qui dit mieux ?
Enrica et Bruno nous font découvrir un peu plus Papeete, le tour du marché reste en effet un lieu incontournable, les senteurs sont parfois étonnantes, les couleurs aussi, le thon "rouge", je confonds une barquette de fromage et un authentique "uru" fruit de l'arbre à pain. Le petit tour du marché s'achève, pour rejoindre Pirae. Nous prenons possession de notre chambre, puis nous déjeunons tranquillement, café et croissants pour nous rappeler la France bien sûr, mais aussi quelques morceaux de lard fumés ou grillés achetés chez le Chinois du coin sans oublier les "firi-firi " d'excellents beignets au goût inimitable.
La maison est charmante, les gens du quartier ou de la "servitude" l'appelle la maison aux oiseaux, qui chaque jours ont rendez-vous dans le mangeoire perché au dessus de la porte d’entrée du faré. Winis (nom tahitien de l'oiseau exotique en question) et tourterelles se partagent la part du gâteau. Un petit jus de fruit puis nous partons pour le tour de l'île.
La voiture de Bruno nous emporte vers le pointe de Vénus où je prends quelques photos dans un semi état de profond sommeil, le grand faré artisanale nous laisse admirer quelques belles réalisations locales, c'est vrai que ce genre d'endroit nous emporte pour le grand voyage polynésien.
La plage de la pointe Vénus et son sable noir sur fond de montagnes escarpées et verdoyantes, où se laissent parfois tomber quelques nuages tropicaux, est un endroit qui pourrait inspirer une peinture…
La route se poursuit à l'endroit appelé "trou du souffleur", dans mon souvenir il était dangereux d'y accéder par la route, depuis cette époque, une sorte de passerelle longeant la route y a été aménagée. La particularité de l'endroit permet à l'observateur d'admirer le ballet de l'océan prisonnier d'une cavité souterraine, qui peut -matérialisé par un jet d'eau à intervalles réguliers- arroser la route par mauvais temps.
La séance photo sur fond d’océan pacifique s’impose.
Direction ensuite les trois cascades où une fois arrivés nous marchons un peu pour découvrir la végétation luxuriante de l’endroit,nous traversons une bambouseraie avant les trois cascades sous le soleil qui commence tout doucement à faire son œuvre. Une pause bière et chips s'impose, un petit tahitien nous fait comprendre par un grand sourire que les chips c'est un peu son truc, le petit bonhomme repars et je repense à ces trois cascades où les éboulements et le niveau de l’eau à cet endroit ont profondément changés.
Midi approche et le plateau de Taravao est en vu, l'occasion pour nous de se laisser emporter par notre premier poisson cru à la tahitienne, c'est un régal, la bière locale nous plombe un peu physiquement, cela fait des heures que nous n'avons pas dormi dans un vrai lit.
L’aventure se poursuit vers la plateau de Taravao à Tahiti-iti (Tahiti la petite ) en opposition à Tahiti nui (la grande) Tahiti iti la presqu’île nous propose un paysage de campagne normande assez étonnant dans cette région tropicale, pourtant, les pâturages sont aussi parsemés de vaches normandes, la principale production de lait de Tahiti est issue de cet endroit pour une grande partie. Nous nous arrêtons, marchons un peu pour aller admirer l’île depuis l’un des endroits les plus panoramique possible, la couronne corallienne qui protège l’île nous saute aux yeux, les différentes passes pour les navires sont au rendez-vous aussi, et Bruno me rappelle que Taravao, est sur le point de suppléer un peu plus le port maritime de Papeete, le développement de cette partie de l’île a déjà démarré.
En milieu d’après midi nous reprenons la route et décidons de faire un crochet chez Clémence la sœur de Bruno, le faré dans le district de Paea est très sympa, le chien, et la terrasse aussi, dernier petit moment de repos avant d’aller enfin se reposer. Sur la route du retour le soleil nous éblouit , il faut éviter les cyclistes les chiens et autres coqs sauvages…
Il est 18h00 Valérie est au lit je tiens 30 minutes de plus avant de m’allonger enfin. La journée fut dense en émotions.